Les plantes et nous – La Sauge Officinale

Ma mère m’a transmis cet amour des choses simples. Aimer et protéger la nature et les animaux, l’art d’accommoder les restes dans la cuisine pour éviter le gâchis et le gaspillage et à me servir de ce que la nature a à m’offrir.

 

C’est donc tout naturellement que j’ai grandi dans un environnement où les plantes médicinales avaient toute leur place.

 

J’ai envie de partager avec vous ma passion pour les plantes médicinales, les huiles essentielles, l’art des tisanes, des décoctions, de vous faire entrer dans ce jardin féerique où pousse toutes sortes d’espèces qui sont là pour nous aider à aller mieux.

 

Je ne vais que très rarement chez le médecin et je ne prends des médicaments qu’en cas d’extrême urgence.

 

Depuis de nombreuses années j’ai recours à l’homéopathie, à l’acupuncture, à des magnétiseurs, à la phytothérapie, aux enthéogènes pour me soigner et so far, so good.

 

Je ne dénigre pas la médecine et les médecins (les labo pharma, par contre, c’est une autre histoire), j’ai simplement fait un choix.

 

Je ne force personne à partager mon point de vue, je partage simplement mes conseils et recettes ! J’espère qu’elles vous seront utiles 🙂

 

Pour commencer cette série sur les plantes médicinales, je vais vous parler d’une plante que j’affectionne particulièrement et que j’utilise régulièrement : la sauge.

 

La Sauge Officinale

Un peu d’histoire

 

Le terme “sauge” est apparu au XIIIe siècle et vient du latin salvia, dérivé du verbe salvare (guérir), relatif aux propriétés médicinales attribuées à cette plante.

 

On dit de la sauge que c’est l’une des herbes les plus anciennement cultivées. Sa réputation de préserver la santé et de prolonger la vie la précède depuis les temps les plus anciens. Elle portait jadis, le nom de Salvia salvatrix, ce qui en dit long sur les pouvoirs de cette belle plante.

 

Le genre Salvia comprend environ 700 espèces, réparties dans le bassin méditerranéen, le sud de l’Europe, l’Asie Mineure, l’Amérique centrale et du Sud. On l’utilise aussi bien en cuisine qu’en médecine traditionnelle ou comme herbe de purification rituelle.

 

Certaines variétés de sauge sont divinatoires et sont utilisées au cours de certains rituels afin de se relier à d’autres plans de conscience.

 

Aujourd’hui je vous parle de la sauge officinale, rien de foufou donc 🙂

 

Les bienfaits de la Sauge

 

La Sauge (Salvia officinalis) est un arbuste aromatique d’à peu près un mètre de haut. Ses fleurs sont violettes, pourpre ou blanc groupées et se terminent en épis.

 

 

La sauge possède de nombreuses propriétés :

 

  • digestives ;
  • astringentes (qui resserre les tissus et au goût âpre) ;
  • antibiotiques (qui permet de lutter contre les infections microbiennes) ;
  • carminatives (qui aide à expulser les gaz intestinaux) ;
  • hypoglycémiques (qui diminue le taux de glucose contenu dans le sang) ;
  • tonifiantes ;
  • anti-inflammatoires ;
  • antispasmodiques (diminuer les contractions des muscles des voies digestives, urinaires et de l’utérus).

 

Vous pouvez faire appel à elle en cas d’inflammation des voies respiratoires supérieures, de diarrhée, de toux, de maux de gorge et elle peut également vous aider si vous avez des sueurs nocturnes excessives.

 

La sauge est riche en camphre et d’autres substances aromatiques qui donnent à son infusion des propriétés toniques et antidiabétiques.

 

Vous pouvez l’utiliser comme antiseptique buccal, pour soigner les plaies et inflammation de la bouche, les maux de dents, les problèmes de gencives – dans ce cas, faites une décoction de feuilles de sauge et rincez vous la bouche 2 à 3 fois par jour avec cette solution.

 

Pour faire une décoction, faites bouillir une poignée de feuilles de sauge (fraîches ou sèches), laissez infuser 10 à 15 minutes. Laissez refroidir, filtrez et rincez votre bouche pendant 5 minutes.

 

Son action sur la peau est antiseptique et anti-inflammatoire, de sorte que l’on peut l’utiliser sur un grand nombre de blessures, surtout sur les blessures à guérison lente et/ou infectées, dans ce cas utiliser des feuilles fraîches en cataplasme.

 

C’est donc une plante précieuse qui peut nous aider à bien des niveaux !

 

Comment utiliser la sauge ?

 

Il faut savoir qu’en phytothérapie, on utilise différentes parties des plantes – les feuilles, les bourgeons, les pétales, les racines, l’écorce, le rhizome…

 

En ce qui concerne la sauge, on utilise uniquement ses feuilles – sèches ou fraîches en fonction de ce qu’on souhaite traiter.

 

En interne :

 

La sauge peut être utilisée en infusion : faire infuser 1 à 3 g de feuilles séchées dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes, filtrez et buvez 3 tasses par jour.

 

En teinture : prendre 25 gouttes 3 fois par jour ;

En extraits liquides : prendre 1 à 3 ml, trois fois par jour ;

En extraits secs : prendre 150 à 350 mg, trois fois par jour.

 

En externe :

 

Faire un gargarisme d’infusion de sauge (3 g de feuilles pour 250 ml d’eau) en cas de mal de gorge.

 

Les feuilles fraîches de sauge peuvent servir de soin de premier secours en cas de morsure ou de piqûre. La sauge désinfecte les plaies et aide à la cicatrisation.

 

L’huile essentielle de sauge sclarée : elle est l’alliée de toutes les femmes ! 

Bouffées de chaleur, transpiration nocturne, insomnie, sautes d’humeur, règles douloureuses…

Diluez quelques gouttes d’huile essentielle dans une huile végétale (amande douce, chanvre, abricot…) et massez vous le ventre et la poitrine lorsque vos hormones font la java ! Détente assurée 🙂

 

Contre-indications 

 

L’huile essentielle de sauge contient de la thuyone, une substance abortive et neurotoxique. Pour cette raison, son utilisation est interdite aux femmes enceintes et qui allaitent, mais aussi aux personnes souffrant d’épilepsie.

 

Effets indésirables

 

En respectant les doses, la sauge ne provoque que très rarement des effets indésirables, qui se traduisent dans ce cas par des nausées ou des vomissements. En revanche, au-delà de 15 g par jour, elle est susceptible de causer des palpitations, des bouffées de chaleur, des convulsions et des vertiges.

 

Cet article ne remplace pas les conseils de votre médecin ou d’un phytothérapeute.

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