Bienvenue en Corrèze !

A la fin du premier épisode, j’arrivais à Beaumont en Corrèze pour ma deuxième expérience de wwoofing.

 

Beaumont est un tout petit village situé non loin de Tulle, d’Uzerche et de Brive la Gaillarde et j’ai adoré les 15 jours passés là-bas.

 

Durant ces deux semaines, j’ai wwoofé chez Christophe qui vit dans la Maison Verte – la maison de son enfance et qui a fait le choix de quitter la vie parisienne pour se consacrer à une vie plus proche de la nature avec son chat Garou et les trois biquets.

 

J’ai vécu dans une maison en pierre et bois, typique de la Corrèze et j’ai eu comme aire de jeu 6000 m2 de terrain et de jardins disséminés dans une nature sauvage et magnifique.

 

Je vous raconte cet épisode plus en détails dans l’article qui suit !

 

Bienvenue en Corrèze 

 

Après avoir quitté la Haute-Vienne et laissé derrière moi une première expérience pas très agréable, me voilà enfin arrivée dans le département qui me fait de l’œil depuis des années : la Corrèze 🙂

 

Sur la route qui mène à Beaumont, je sens la différence. C’est très très vert, les arbres sont immenses, c’est plus vallonné, les routes sont toutes petites et sinueuses, il y a peu de voitures.

 

On sent qu’ici, c’est plus tranquille, sauvage et ça me va très bien ! 

 

Sur la route, je fais quelques haltes dans de petits villages typiques et pittoresques, je suis comme une gosse !

 

Dès les premiers jours chez Christophe, je me sens bien et je suis heureuse d’être dans un endroit plus à taille humaine, de partager le quotidien de quelqu’un qui a créé un lieu et un environnement plus proche de ce que j’ai en tête.

 

La nature est splendide, j’ai rarement vu autant d’arbres, de rivières, de sources, d’étangs, de papillons et de pureté au mètre carré ! C’est féérique et je suis grateful d’être la 🙂

 

Christophe a créé trois potagers en trois lieux différents donc ça fait faire un peu de marche, d’autant qu’en Corrèze, ça grimpe donc les terrains sont en pente. Ça fait les cuisses !

 

Malgré les aléas, la première semaine de wwoofing en Haute-Vienne m’aura permis de mettre le pied à l’étrier et de me remettre en forme physiquement afin d’être plus opérationnelle à la Maison Verte.

 

Même si je ne travaille que quelques heures par jour, c’est un rythme différent de ce que j’ai vécu ces dernières années.

C’est beaucoup plus physique et je ne vais pas mentir, j’ai eu quelques coups de pas bien, genre grosse migraine et coup de chaud mais ça va, je sens que mon corps va de mieux en mieux.

 

Qu’est-ce que j’ai appris durant ces deux semaines ?

 

J’ai appris à faire des semis en pot et en terre (salade, radis, haricots), à repiquer des poireaux, à pailler le sol pour donner un coup de pouce aux légumes.

 

Tous les matins, on coupait des charmes (gros coup de cœur pour cet arbre qui porte bien son nom) afin de nourrir les biquets avec les feuilles.

 

J’ai adoré couper le bois restant afin qu’il serve de bois de chauffage, c’est hyper satisfaisant comme activité.

 

J’ai fait pas mal de désherbage et si beaucoup trouvent ça chiant, moi j’ai adoré !

 

Quand tu arrives sur un bout de terrain où il y a plein d’herbes folles, très hautes et très touffues, tu dois y aller et donc ca veut dire rentrer dans le bush, mettre les mains, les bras dedans donc pour moi, avec ma phobie des bêtes, c’était pas gagné 😀

 

Franchement, les premières fois, fallait me voir… Je passais 5 à 10 minutes devant le bush, à respirer très fort, à me demander comment j’allais faire, me disant clairement que j’allais pas y arriver, voire m’évanouir si une sauterelle me sautait sur la tête 😂

 

Mais c’est comme tout, on s’habitue et puis surtout, j’avais pas envie de passer pour une citadine gnangnan qui n’est pas foutue de couper 5 orties et de déraciner 10 pissenlits parce qu’elle a peur des bêtes donc j’ai mis mes gants, empoigné mon coupe-branches et j’y suis allé franco !

 

Une fois que tu as fini de désherber, c’est beau, c’est clean, prêt à recevoir tout plein de petites graines. C’est vraiment kiffant de se dire que c’est toi qui à fait ça et qu’en plus tu as vaincu ta plus grande peur !

 

J’ai aussi appris à essayer de garder mon calme face à des bêtes à cornes ! Quand Christophe m’a demandé de “garder” les biquets pour pas qu’ils s’échappent le temps qu’il refasse la clôture, j’avoue que j’étais pas super à l’aise 😂

 

J’étais persuadée qu’Elvis, le mâle Alpha des biquets, allait me charger avec ses cornes biscornues et que j’allais finir aux urgences de Tulle… Qui sont évidemment très mal notées sur Google 🤦🏽‍♀️Créatrice de scénarios catastrophe depuis 1980…

 

À chaque fois qu’il me regardait avec ses yeux chelous et qu’il faisait mine de s’approcher de moi, je gueulais comme un âne et agitait mon bâton pour le faire reculer… La honte d’avoir peur comme ça mais bon… Je découvre cet environnement et c’est ok !

 

Au final, les biquets et moi on a appris à se connaître et c’était trop cool d’aller leur donner à manger et d’essayer de leur parler en bêlant bêtement !

Cela dit, l’un d’eux me répondait toujours, c’est donc que ma très développée communication animale ne s’arrête pas aux chats et aux chiens !

 

J’ai également  passé une matinée à nettoyer l’étable et à récolter la paille mélangée au crottin de chèvre pour ensuite en faire de l’engrais pour les légumes, c’était génial.

 

J’adore cette odeur, ca m’a rappelé les écuries de Maisons-Laffitte 🙂

 

Là aussi, c’est hyper gratifiant de nettoyer un lieu pour ensuite utiliser ce que tu as récolté et t’en resservir pour autre chose.

 

Le plaisir de voir les légumes pousser

 

Durant ces deux semaines, j’ai découvert à quel point c’est satisfaisant de voir pousser les légumes.

 

Des haricots qui grandissent car tu les arroses régulièrement, des choux qui deviennent plus forts car tu les as amoureusement paillés avec du crottin de chèvre ou encore de voir des plants de tomates s’épanouir après que tu aies désherbé autour d’elles.

 

J’ai halluciné quand deux ou trois jours après avoir semé des graines de laitues en pots, de petits bourgeons verts sont sortis de la surface et m’ont fait coucou.

 

C’est aussi pour tout cela que j’ai eu envie de me lancer dans cette aventure. Pour vivre au rythme de la nature.

 

Pour me rappeler au quotidien que la patience fait tout, car ça prend du temps de faire pousser un beau jardin. Un jardin extérieur mais aussi mon jardin intérieur.

 

Que rien, ni personne ne peut forcer ou précipiter ce qui doit se passer à un rythme donné.

 

Prendre le temps de méditer

 

Christophe est un pratiquant de la méditation Zen depuis de nombreuses années et il a créé un très beau dojo dans une ancienne grange à côté de sa maison.

 

J’avais envie de découvrir cette pratique et de me joindre à lui au quotidien pour la méditation matinale mais après deux matinées, je n’ai pas continué.

 

J’ai mes pratiques, mes rituels et mes croyances et cela ne collait pas avec le Zen. J’ai donc médité et pratiqué à ma façon. Dans la nature, dehors, à différents moments, de manière un peu plus payenne 🙂

 

A mes yeux et depuis toujours, la méditation et le leg de Bouddha (tout comme celui de Jésus), n’appartiennent à aucune religion et à aucun dogme, je suis donc restée fidèle à ma voie.

 

Une chance inouïe

 

J’ai eu la chance que Christophe me fasse découvrir sa région et tous les petits coins que je n’aurai sûrement pas connus si j’étais partie seule sur les routes !

 

Il m’a emmené aux champignons (orgie de girolles, je vous le dis), à la pêche (où j’ai cru que j’allais finir mes jours engloutie dans des sables mouvants car c’est la première fois que traversais un mini marécage et franchement, j’ai flippé).

 

J’ai découvert les cascades de Gimel, le massif des Monédières, les charmants villages de St Augustin, Chamboulive, Seilhac. La médiévale Uzerche pour qui j’ai eu un gros coup de cœur.

 

Je suis allée dans une fête de village où tu achètes la viande au producteur et où on te la grille quelques mètres plus loin.

 

J’ai mangé un nombre incalculable de myrtilles et de cassis et franchement c’est trop bon ! J’ai goûté le pâté de pommes de terre, le tourtou, la flognarde et laissez moi vous dire qu’en Correze, on mange très très bien 😀 

 

Quelques photos qui illustrent ce magnifique moment que j’ai passé dans ce petit coin de paradis. 

 

Treignac
La Maison Verte
Mes ptits choux
Engrais naturel
Cloitre Tulle
Garou BB

 

La Maison Verte
Cascade de Gimel
Maison de Gaston Gimel
Marie
Portail
Jolie Fleur

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