Merde alors…

… Ohlalala, je viens de me rendre compte que je vous ai sûrement un peu laissé sur votre faim 😂 Après la Dordogne tout s’est enchaîné très vite et je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire…

 

Alors je vais vous faire un petit récap, le bêtisier de fin d’année en ce dernier jour de 2023 🙂 Time flies when you have fun, right?!

 

Donc… Après l’épisode malheureux de Jacky en Dordogne, j’ai repris la route vers ma chère Corrèze et franchement ça m’a fait le plus grand bien !

 

Le wwoofing s’est relativement bien passé et surtout j’étais dans un endroit de ouf ! La ferme fleurie. Un petit bijou niché au creux d’une vallée. Un genre de jardin d’Eden créé par un couple d’allemands super sympa.

 

Un joli potager à taille humaine qui leur permet de bien manger et de vendre une partie de leur production à un magasin bio local – Canopy, lieu très cool 🙂

 

Des maisons rénovées avec beaucoup de goût, des arbres fruitiers, bref un gros kif.

 

Je suis restée 2 mois et cela a vraiment contribué au fait que je sois tombée amoureuse de la Corrèze (et du Nord du Lot aussi). Évidemment des hauts et des bas durant ce dernier séjour mais globalement c’était une bonne expérience.

 

Et surtout, cela m’a permis d’admettre que cette vie n’est pas faite pour moi 😀

Je ne me vois plus du tout acheter une maison en pleine campagne, avec beaucoup de terrain et encore moins avoir un gros potager.

 

Je suis une meuf relativement citadine, un peu chiasseuse sur les bords et je n’ai pas encore vaincu ma peur des insectes donc vous m’imaginez vivre seule au fin fond de la pampa ? 😂

 

Moi pas du tout !! Je vais me pisser dessus au moindre bruit, je ne saurai pas quoi faire face à un nid de frelons à part quitter la baraque en hurlant et tout mettre en vente du jour au lendemain !

 

Quant à faire le potager tous les jours, hors de question, c’est trop de boulot. Je préfère faire bosser les maraîchers du coin !

 

Donc non pour la grande bâtisse au milieu de nul part, mais c’est ok. Maintenant je sais ce que je veux et je vais trouver un entre deux qui me permettra d’être à la campagne sans être trop à la campagne.

 

La Corrèze et le Lot pendant l’été c’était trop cool ! Fêtes de village à gogo, marchés de producteurs où tu prends 5kg rien qu’en regardant les stands tellement tout est bon et délicieux (et gras), de la bonne qualité, de la bonne humeur, de la bonne musique, le bonheur en somme.

 

Après ce wwoofing j’ai eu besoin de faire une pause pour réfléchir donc je suis allée me poser à Aubazines pendant un mois et c’était tellement génial. J’ai rarement autant kiffé me balader dans la nature que là-bas.

 

Arbres guérisseurs, cascades et rivières, esprits de la forêt, franchement je me suis régalée de ouf.

 

Et puis surtout, ça m’a fait du bien d’être dans un vrai logement 😀 Une douche, un lit, une cuisine rien que pour moi. Ah le confort matériel… une vraie drogue lol…

 

En même temps, j’ai assez bourlingué et je sais que je ne suis pas une chochotte donc je le vis bien d’avoir ces besoins là à 46 piges !

 

J’en ai profité pour faire un stage de 2 jours en radiesthésie pour vraiment apprendre à connecter avec mon pendule, c’était super intéressant et très riche d’enseignements.

 

Puis le 7 octobre est arrivé. Et là, ma vie a basculé. Je me suis réveillée assez tôt ce matin là et chose très rare, je me suis rendormie.

 

Lorsque j’ai rouvert les yeux, j’ai vu des vidéos hallucinantes de personnes se faisant canarder en Israël dans un festival, d’autres vidéos de terroristes palestiniens qui avaient fait tomber la sacro-sainte barrière de sécurité sensée nous protéger coûte que coûte et entrer dans les villes pour faire un massacre.

 

Mon sang est tombé dans mes pieds, ma bouche est devenue toute sèche et mon cœur s’est mis à battre très très vite.

 

Ça y est. Ils sont rentrés. Ils vont tous les tuer. Où sont la police, l’armée, les services secrets ??? Ça va à 1000 à l’heure dans ma tête. 

 

J’ai évidemment tout de suite pensé à mon père de 83 ans qui vit plus au nord. Je suis un peu rassurée lorsque je l’entends enfin. Reste enfermé papa, ils sont rentrés, ils ont défoncé la barrière, ils sont en train de tuer tout le monde.

 

Tout de suite après, j’ai pensé à mes potes qui étaient au festival ou qui vivent dans la région. Le premier me dit qu’il est ok, le second aussi et puis le troisième… pas de réponse. 

 

Des heures durant, pas de réponse. C’est horrible. J’espère qu’il n’a pas été enlevé et emmené à Gaza, qu’il a réussi à s’échapper, à se cacher quelque part. Mais au fond de moi et après avoir vu les dizaines de vidéos relatives aux massacres, je sens qu’il a déjà quitté son corps.

 

On relaie son image sur les réseaux sociaux mais rien, des jours durant, rien. Sa mère est interviewée sur différentes chaînes locales et internationales, le gouvernement ne fait rien et ne dit rien aux familles. C’est horrible.

 

Je passe mes jours et mes nuits sur les réseaux, sur Telegram, j’espère l’apercevoir quelque part, rien…

 

Au lieu de ça, je vois des hommes, des femmes, des enfants, des bébés decapités, brulés vifs, une femme enceinte eventrée, des corps ouverts en deux, des jeunes femmes violées, des morceaux de corps éparpillés, car comme Mohamed Merah, les freedom fighters du Hamas prennent un malin plaisir à filmer leurs horreurs et à appeler leur parents pour leur hurler fiers et exaltés qu’ils ont tués 10 yehud (juifs) de leurs mains.

 

Tu dois essayer de processer ce qui se passe et en parallèle ce bon vieil antisemitisme/antisionisme latent et insidieux reprend du service.

 

Partout à travers le monde, les internautes deviennent pour la énième fois des spécialistes géopolitiques et commencent à m’expliquer que ce qui vient de se passer est normal et que c’est le juste retour des choses car les israéliens et les juifs de manière générale, sont des voleurs, des menteurs, des déicides, des colons et qu’en gros, c’est bien fait pour notre gueule.

 

Et que les vidéos sont fake… God help me please…

 

J’ai mal, tellement mal. Je pleure, je ne fais que ça. Et puis la terrible nouvelle tombe comme un couperet. Keshet est mort. Il a été tué au festival.

 

Je le savais mais là c’est officiel. Sa blondeur, sa candeur, son sourire, sa démarche, sa voix cassée. C’est fini.

 

J’essaye de ne pas penser à ce que toutes ces personnes ont vécu, ressenti, vu avant leur dernier souffle mais je ne peux pas, car je les connais ces pauvres palestiniens opprimés (majoritairement par leur gouvernement).

 

Je sais comment on les éduque dans la haine du juif, je sais ce qu’ils font à mes frères et sœurs qui tombent entre leurs mains pleines de haine.

 

Je sais qu’ils célèbrent la mort comme nous célébrons la vie.

 

Je sais aussi que Netanyahou et son gouvernement de merde y sont pour beaucoup dans cette catastrophe sans précédent.

 

J’ai vécu pas mal de coups durs dans ma vie mais là… je ne comprends pas ce qu’il me tombe sur la tête, sur le cœur. Une souffrance en perfusion 24h/24. Pas un moment de répit, une douleur qui me vrille le corps, l’âme. 

 

Je pourrai écrire des heures durant sur ce terrible épisode, mais je préfère me concentrer sur l’ici et maintenant. 

 

J’essaye de faire le deuil, de pardonner, d’envoyer de l’amour aux victimes mais aussi aux bourreaux car je crois sincèrement que c’est l’unique solution.

 

Depuis des siècles nous nous vengeons, nous prions sans un cœur pur et ni une vision juste, nous sommes plein de haine, de colère et voilà où nous en sommes.

 

Ce qu’on fait et la manière dont on le fait ne marche clairement pas alors j’ai décidé de faire l’inverse..

 

D’arrêter d’abreuver les forces obscures en place qui se nourrissent de toute cette souffrance, de toute cette haine, de toute cette colère pour pouvoir en créer de nouvelles, de plus fortes, de plus destructrices encore. KHALASS.

 

C’est leur mission depuis toujours, c’est aujourd’hui à nous de les arrêter. Non pas avec des armes mais avec nos cœurs, notre foi, notre désir profond de changer les choses et d’incarner le monde dans lequel nous souhaitons vivre.

 

De ne plus dire que c’est comme ça et d’être résigné car on pense qu’il n’y a pas de solution. Nous sommes la solution.

 

Voilà aussi pourquoi je n’ai pas écrit durant tout ce temps car je ne pouvais pas. Je ne savais pas comment coucher ma peine sur le papier.

 

Je vois d’avance celles et ceux qui vont me reprocher de ne pas parler de la Palestine, de Gaza. Sachez que cela me désole profondément, que je trouve que c’est terrible ce qui se passe là-bas en ce moment même et que je prie pour eux.

 

Je prie pour qu’ils soient enfin libres de tout joug, quel qu’il soit et puissent enfin vivre en paix. Avec eux-mêmes et avec nous.

 

Je vous souhaite une belle fin d’année, que la lumière brille dans vos foyers et dans vos cœurs. 

 

PS : il y a évidemment eu un retour à Paris puis Athènes, puis re-retour à Paris et arrivée en Corrèze mais je garde ça pour l’année prochaine  💜 Happy New Year Beauties 😘

 

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